Hanté, le Château Perrache?
Hôtel Château Perrache à Lyon |
Je ne vous apprendrais rien en vous disant que les agents de bord dorment dans des hôtels. La plupart du temps nous sommes hébergés dans de somptueux hôtels donnant une vue imprenable sur le Parthénon à Athènes ou situés à deux minutes du Vatican à Rome. D’autres fois, par contre, c’est autre chose. Certains agents de bord évitent même des destinations afin de ne pas passer la nuit dans un hôtel. Ils les évitent car ils n’aiment pas où ils sont situés. D’autres évoquent l’inconfort des lits et penchent plutôt pour l’intensité du bruit. Raisons valables, je les comprends.
De mon côté, je n’ai pas trop de préférences. J’aime en général tous les hôtels où nous séjournons sauf un. Ma raison est étrange mais je dois tout de même admettre que je redoute cet hôtel. Je l’éviterais à tout jamais si je le pouvais. Pourquoi ferais-je cela? Car il est hanté! C’est en tout cas le bruit qui court entre nous. Que vous croyiez aux fantômes ou pas, vous devez admettre que cet hôtel fait peur. Histoire de fantômes.
Le Château Perrache est un hôtel situé à deux pas de la Gare Lyon-Perrache à Lyon en France. En faisant quelques recherches sur internet, on réalise que cet hôtel qui semble à priori rustique est en fait un ancien hôtel qui fut réquisitionné par les autorités allemandes durant la Deuxième Guerre mondiale pour en faire le siège de la Gestapo.
Pour ceux qui auront oublié, la Gestapo joua un rôle essentiel dans l’extermination des Juifs en Europe. L’hôtel Perrache qui s’appelait en 1943 l’hôtel Terminus est alors devenu un endroit où se déroulaient plusieurs interrogatoires aux opposants du régime hitlérien ainsi qu’un lieu de tortures…
Le siège de la Gestapo était alors dirigé par un certain Knab qui avait quatre assistants dont Klaus Barbie, surnommé «Le boucher de Lyon». Si vous tapez son nom sur internet, vous allez vite comprendre que cet homme n’était pas un gentil soldat. Il a été reconnu pour avoir torturé et exécuté de nombreux résidents de la région lyonnaise. En 1943, il a donné l’ordre d’exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de Juifs à Auschwitz. Le Château Perrache n’aurait-il pas été logiquement témoin de plusieurs de ces atrocités? N’est-il pas normal que plusieurs agents de bord aient été témoin d’étranges phénomènes dans ses chambres au fil des ans?
Comme nous sommes une grande famille et que nous aimons également les potins, les histoires nous arrivent vite aux oreilles. Je ne sais pas si toutes d’entre elles sont exactes aux détails près mais elles nous font assez peur pour que plusieurs décident de dormir dans un même lit lorsqu’ils y séjournent. En voici quelques-unes.
Grattements d’ongles sur le mur
Une agent de bord qui ne croit pas du tout aux fantômes dormait pendant quelques jours à Lyon. En ce temps-là, les chambres du Château Perrache étaient décorées de peintures étranges (des hommes et des femmes qui regardaient la chambre). Pendant la nuit, elle entendit des bruits dans le mur, un bruit qui faisait penser à des rats grattant entre les murs. Elle n’arrivait pas à dormir. Cette première nuit, elle n’en fit pas trop de cas et elle se dit que c’était peut-être l’occupant de la chambre voisine. Le lendemain, elle descendit alors à la réception de l’hôtel et interrogea le commis:
«J’ai entendu des drôles de bruits cette nuit dans le mur, je ne sais pas si vous pouvez avertir la voisine d’être plus calme cette nuit.»
Le commis répondit qu’elle n’avait pas de voisine, car sa chambre était la dernière de l’étage.
Elle lui demanda alors s’il y avait des rats ou quelque chose, car derrière son lit, dans le mur, elle entendait des grattements.
Le commis lui répondit négativement et ne veilla pas à éclaircir la situation. Il n’avait pas l’air étonné de son histoire.
La seconde nuit, la même chose, mêmes grattements. Les bruits commencèrent vers 1 am et s’intensifièrent tellement qu’elle n’en dormit pas de la nuit et pu établir d’où ils provenaient exactement. Les grattements, comme si quelqu’un déchirait de ses ongles une tapisserie, provenaient de derrière la peinture accrochée au mur. Les bruits cessèrent au lever du soleil.
Durant la journée, l’agent de bord croisa une autre agent de bord. L’infortunée lui raconta sa mésaventure. La collègue lui expliqua alors les rumeurs concernant cet hôtel. Elle lui recommanda de crier haut et fort dans sa chambre si les bruits recommançaient pendant la nuit.
«Dis leur de partir et de te laisser tranquille!»
La nuit venue, les grattements recommencèrent de plus belle environ vers 1 am et toujours derrière la peinture. L’agent de bord terrorisée se blottit derrière ses draps. Après quelques heures, elle s’écria: «Partez! Laissez-moi tranquille!»
Le bruit cessa immédiatement et ne recommença plus de la nuit. Il y a quelque temps, le Château Perrache a retiré toutes les peintures de ses chambres…
Silhouettes soudaines et télévision qui dérange
Dans les chambres du Château Perrache, les agents de bord voient des femmes apparaître soudainement comme ça. Difficile à dire si l’on est fou, mais ce n’est pas une normalité de voir des ombres apparaître comme ça. Une fois, un agent de bord avait laissé la télévision allumée en partant souper. À son retour, il se coucha sur son lit l’instant d’un moment. À ce moment, la télévision changea soudainement des images à la neige. L’agent de bord leva alors les yeux vers la télévision, il y vit la silhouette d’une femme à l’intérieur. Il bondit d’un coup. Il éteint la télé mais n’en fit pas de cas.
Il y a aussi l’histoire d’un autre agent de bord qui laissa aussi la télévision allumée durant son absence. À son retour, la télévision était toujours allumée mais maintenant à «MUTE» ou sur silence. De plus est, en ouvrant la porte, la télécommande était maintenant posée sur le sol, de l’autre côté de la porte. Les fantômes tentaient-ils de laisser un message? «La prochaine fois que tu pars, mon cher, ferme la télévision, ça me dérange!»
D’autres fois, certains voient des silhouettes dans les fenêtres ou se réveillent brusquement en pleine nuit convaincue que quelqu’un tire sur les draps.
Des histoires, il y a en a des tonnes. Personne n’ose en parler ouvertement car c’est irrationnel de croire aux fantômes. En tout cas, chose certaine, cet hôtel me donne la chair de poule. Il possède une énergie que je n’aime pas. Dois-je affronter ma peur? Pas le choix, j’y pars cette nuit pour deux jours… Souhaitez-moi bonne chance!
Vous avez des histoires de fantômes à propos de cet hôtel? Laissez un commentaire!
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Écrit par
hihi! Oui moi aussi il me donne des frissons! Je suis contente qu’on ne dorme plus là en escale. Je peux enfin redécouvrir Lyon car je l’évitais juste pour l’hôtel! Merci pour le témoignage:)
Je regarde la série Ghost Adventures mais en lisant ce témoignage je commence vraiment à y croire sa me donne la chair de poule !
Perrache Perrache…oui Elizabeth. Mes souvenir restent intacts. Je ne saurai vous dire si c’était une euphorie généralisée ou pas. En tout cas, j’en ai de très bonnes à raconter.
– Renné, le beau métis téméraire de notre petite boîte de l’époque. Surfeur dans l’âme, il était du genre à n’avoir peur de rien. Il bravait toutes les difficultés car il adorait avoir l’attention sur lui. Il aimait qu’on l’adule.
Mais notre héro local a rencontré un des fantômes de Perrache. Lui s’est carrement retrouvé avec son lourd matelas orthopédique tout retourné contre lui même.
Plus jamais il ne remit les pieds à lyon. Il se portait malade ou se dévrouillait inlassablement à échanger ce vol contre n’importe quel autre: pourvu que ce ne soit pas la destination Aix.
– Sophie, elle a vu un bel homme blond (presque toutes ont dit l’avoir vu). Il s’est présenté dans sa chambre, puis est passé en travers de la porte. Elle a éte assez courageuse pour la pourchasser. Elle non plus évitait au maximum d’avoir Aix sur son planning.
– Marie et awa elles ont été touchées par une présence masculine qui les a reveillée de leurs sommeil. Elle l’ont senti dans le noir et n’ont pas pu bouger ni crier, car elles ont été tétanisées par la peur. A la suite de cette soirée digne d’un film sur Halloween, elles n’ont plus jamais remis les pieds à Aix.
– Moi : incrédule au départ, je dormais bizarrement d’un sommeil profond dans les premiers temps. C’était le seul hotel où je dormais aussi confortablement. Il est vrai que les tableaux donnaient des frissons à première vue. Mais cela ne m’impressionait pas plus que cela. Mais une nuit, j’ai senti une lourdeur dans l’atmosphère de la chambre. On aurait dit un aimant qui attirait les poils de mon corps dans tous les sens. J’avais l’impression d’être dans une situation de pesanteur. Je ne réflechissais même plus correctement. Il faisait extrêmement chaud. J’étouffais. Soudain, j’ai commencé à sentir des frissons. Comme si une présence invisible éffleurait ma peau. Alors, j’ai allumé la lampe de chevet et je me suis mise à prier à haute voix. Et brusquement, la pression s’est arrêtée nette. Je ne ressentais plus de presse ce, plus de pression, et a subitement la chambre est passée du chaud au froid. Ou je dirais plutôt au gel.
Je me suis alors levée calmement pour me diriger cers la reception où j’ai passé la nuit sous le regard placide du receptionniste.
Ils ont dû les former à garder leur self control dans ces genres de situation.
Savaient-ils ce qui se passait dans nos chambres?
Étaient-ils les complices silencieux de leurs cohabitants aux âmes torturées qui jamais ne retrouveront la paix d’ici et de l’au-delà?
Dans tous les cas, à notre niveau, notre compagnie aérienne a préférée rennoncer au luxe et au patrimoine de la souffrance que la gestapo a incrustré entre les murs, les sous-sols et les couloirs intemporels, passerelles entre les deux mondes, pour choisir un autre hôtel moins luxieux mais plus tranquille.
Je l’aimais bien moi, le Chateau Perrache.
Oh DIDI Quel témoignage qui donne des frissons! On dit que quand des fantômes sont dans une pièce il fait très froid… ça peut peut-être expliqué ce froid intense qu’il y avait dans votre chambre. Je suis certain que les gens qui travaillent à cet hôtel sont formés pour avoir l’air de marbre, c »est impossible qu’ils ne savent pas ce qui s’y passent… Les portes sont doubles avez -vous remarquer? Juste pour avoir encore plus peur car si on crie et bien on ne vous entend pas dans le couloir… frissons garanti au Château Perrache. Merci encore pour votre commentaire!
Ancien personel de bord j pourrai t raconter des dizaines d histoire d fantome sur cet hotel!lyon etait devenue la destination qui nous stressait le plus a cause..du ou des fantomes!!on s regroupait dans une chambre pour dormir.ct vraiment flippant!
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